
Après "Les Glaneurs et la glaneuse" et "Sur mes lèvres", "Lemming" et "Harry, un ami qui vous veut du bien" et "L'Ivresse du pouvoir", une pause avec une comédie
Puis elle descend au parking du palais, elle bâille (thème de la fatigue), rentre dans sa voiture, (à ce moment-là une autre voiture se dirige vers la sortie du parking), elle démarre, elle roule derrière cette voiture, elle freine brusquement quand la voiture précédente marque un arrêt pour s'engager dans la rue. Elle continue à suivre la voiture, qui de nouveau s'arrête (sans raison semble-t-il) en arrivant près du quai de la Seine, elle freine mais le frein ne marche plus et elle percute la voiture. On entend son cri.
On se trouve ensuite dans un endroit tout aussi bourgeois (un hôtel particulier ?). Un dîner concert. Une cantatrice chante l'Air du saule de l'Otello de Verdi, accompagnée par un quatuor (deux violons, une contrebasse et une harpe). Exclusivement des femmes. On reconnaît "l'ami de trente ans" qui vient avertir le sénateur Descarts de l'accident arrivée à J. C-K. Ils quittent le salon sur la pointe des pieds. On reste un petit moment sur la cantatrice et les musiciens. Dans une pièce attenante, Descarts s'emporte car il ne croit pas que ce soit un accident, mais une action délibérée pour empêcher J. C-K de continuer son instruction - ou pour l'intimider.
La suite se passe dans la chambre d'hôpital de J. CK. Son mari est avec elle. Elle réclame du chocolat. Puis arrive son neveu Félix qui lui apporte un bouquet de fleurs. Pendant leur conversation, une infirmière lui apporte un énorme bouquet. Il y a une carte avec ce bouquet : c'est Sibaud qui le lui a fait envoyer. Elle demande à Félix de lui porter les journaux qui sont dur la table : elle apprend qu'Humeau va beaucoup mieux.






Tout va bien ?
J’espère. J’attends des nouvelles.
Vous avez la disquette ?
La disquette ? Le disque !
Ah...
Tout est là. Vous en faites ce que vous voulez. Vous pouvez la glisser sous le tapis.
Vous êtes mal tombé avec moi, je déteste des tapis.
Je m’en doutais.
Merci de me faire confiance.
C’est moi.
Allo, oui ? Oui, en effet, oui.
Eh ben, disons vers 15h. Eh ben, faites-le venir à 14h30, d’accord ?
Mais, vous prévenez son avocat.
Oui, mais enfin, vérifiez quand même...
Voilà, merci, à tout à l’heure.
Je ne devrais pas vous le dire, mais je vois “notre ami” cet après-midi.
Si vous ne devez pas me le dire, ne me le dites pas.
Ils l’ont fait passer par la Santé.
Ça tombe bien, la sienne n’est pas très bonne. C’est pas très gentil, ça.
Pas très, non.
Bonjour, Mme le juge.
Bonjour, Benoît.
Votre client est là.
Il est là depuis longtemps ?
Un bon quart d’heure.
Vous voulez bien aller le chercher ?
Ben, vous pouvez lui retirer les menottes. Bonjour, M. le président.
Benoît, une chaise. Merci. On ne vous a jamais appris la politesse, non ?
Ça commence bien… Merci.
C’est commencé depuis un petit moment, M. Le président.
Je me suis pas présentée : Jeanne Charmant-Killman. Je suis chargée d’instruire votre dossier.
Jeanne Charmant-Killman ! Je vous imaginais plus grande.
Souhaitons que la compétence ne se mesure pas au monde de centimètres, M. Le président.
Où est mon avocat ? Quelle heure est-il ? On m’a enlevé ma montre.
Moi, J’ai la mienne. Il doit être pris dans les embouteillages.
Ça ne se passera pas comme ça. C’est insensé. On m’a conduit à la Santé. On m’a arrêté.
Ce n’est pas mon fait.
Bon, qu’est-ce que vous voulez ?
Ça, je peux vous le dire : procéder à votre examen pour abus de bien sociaux, abus de confiance, présentation comptes inexacts et j’en passe… En attendant votre avocat, ça vous convient ? Vous êtes le numéro un, M. le président. C’est normal, vous ouvrez le bal. Et puis après, j’interrogerai le numéro deux, puis le numéro trois puis ainsi de suite.
Qu’est-ce qui vous arrive ?
J’ai une maladie de peau. J’ai besoin de médicaments.
Oui, Maître Parlebas. Bonjour.
Bonjour, Mme le juge.
Vous m’avez prévenu un peu tard.
Vous êtes là, c’est l'essentiel.
Asseyez-vous, je vous en prie.
Je ne tiendrai pas sans médicaments.
Mon client a besoin de médicaments.
J’ai entendu. Il sera examiné à la maison d’arrêt, comme c’est la règle.
Je n’ai même pas eu le temps de prendre connaissance du dossier.
Ça tombe bien. Vous avez tout l’après-midi pour vous mettre au courant.
Vous avez vu le nombre de pages ?
Votre client m’a donné beaucoup de travail, vous savez ? Moi, j’ai fini pour aujourd’hui. Comme ça, vous avez tout le temps pour vous mettre au courant.
Votre gant.
J’ai vu, merci.
Alors, on se voit demain ?
Je vais passer la nuit en prison ?!
Je vous l’ai dit, c’est pas mon fait. Mais, c’est une expérience. Et puis, vous serez chez les VIP.
Ben bravo ! Vous ne préjugez de rien !
Elle cherche à se faire un nom, elle veut être dans les journaux
Vous pourriez trouver autre chose. Benoît, vous faites le nécessaire. À demain.
Bien, Mme le juge. À demain.













Le lendemain matin, quand Harry descend de se chambre, Michel est en train de boucher le puisard qui se trouve sur le côté de la maison. Il fait 4 à 5 mètres de profondeur et Claire a peur qu'une fille tombe dedans. C'est un travail assez épuisant. Harry lui demande pourquoi il ne fait pas venir une pelleteuse. Michel dit qu'il préfère le faire lui-même, que ça lui fait de l'exercice.
Claire est partie faire les course au supermarché et la voiture est tombée en panne. Harry emmène Michel : c'est le démarreur qui est mort. Harry remmène Michel puis va rechercher Claire après qu'elle a fait les courses.

Résumé de la première partie :
- Pendant le dîner, Harry raconte des souvenirs du lycée. Il parle d'un ancien condisciple qu'il a revu sept ans avant. Il venait de se faire quitter par sa femme ,une Italienne qui s'appelait Melissa, et il avait un chienne qu'il avait appelée Limace et qu'il insultait à longueur de journée, sans se rendre compte que c'était un anagramme de Melissa. Il parle ensuite d'un poème que Michel avait écrit pour le journal du lycée. Ce poème il le connaît par coeur - et il le récite, comme s'il s'agissait d'un chef d'oeuvre. Claire est surprise qu'il ne lui en ai jamais parlé. Pour Michel, ce poème d'adolescent - qui parle d'un "poignard en peur de nuit" - n'a aucune importance.
- Harry parle aussi d'une fille de leur classe avec qui Michel est sorti un moment. Elle est ensuite sortie avec Harry et elle lui parlait souvent de Michel dont elle semblait garder un souvenir particulier. Harry dit que c'est la seule fille qui l'épuisait car elle voulait toujours faire l'amour. Il dit aussi qu'avec Prune, il sont sur la même longueur d'ondes.
On apprend encore dans cette partie que Harry était "fils à papa". C'est à dire que son père était riche et lui donnait tout l'argent qu'il voulait. Maintenant, il est mort et HAry gère sa fortune, Donc pour lui, pas de problème d'argent.
"Modèle" revient deux fois dans le dialogue. La première, c'est pendant la démonstration d'Alain. L'expérience se fait dans une "maison modèle". Là, tout se passe bien. On provoque une fuite d'eau, qui est détectée par le système informatique de la maison, qui prévient de l'incident par téléphone.
Mais une maison modèle n'est pas une vraie maison. La maîtrise d'Alain - dont il semble si fier ("j"ai été génial") - semble se limiter au factice.
En rentrant dans sa "vraie" maison, il est aux prises avec le contraire d'une fuite d'eau : l'évier de la cuisine bouché.
Dans la première scène le portable (d'Alain) qui sonne est le signe que tout marche bien, dans le monde factice de la maison-modèle. Plus tard, au cours du repas, c'est portable de Richard qui va enclencher le drame et provoquer la réplique d'Alice "C'était une de tes putes ?"
La seconde fois que l'expression "~ modèle" arrive, c'est dans la bouche d'Alice.
Elle qualifie le couple formé par Bénédicte et Alain de "couple modèle". Elle ironise sur l'image sociale de ce jeune couple. Leur bonheur et leur jeunesse lui est insupportable. Mais en même temps, par l'emploi de ce terme de "couple modèle", qui rime avec "maison modèle", nous indique le côté artificiel de leur couple, qui dès qu'arriveront les "vraies" difficultés ("le jour où les choses iront moins bien") ne pourra pas tenir.